Antananarivo, 8 Juin, 6h10 – La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) se veut rassurant. Il assure qu’il y aura bien un réajustement des prestations sociales prévues pour les salariés affiliés bénéficiaires de la hausse des salaires annoncée par le président de la République. Mais comme la hausse des salaires, le réajustement en question doit attendre la publication officielle du décret d’application de la décision présidentielle d’augmenter jusqu’à 250.000 ariary le salaire minimum d’embauche.
Outre le réajustement des prestations sociales, la Cnaps est également impliquée dans l’opération hausse des salaires dans la mesure où les autorités ont décidé de décharger les employeurs du paiement de la part patronale sur les cotisations dues au nom des salariés payés au salaire minimum d’embauche. Mais pour l’instant, ni les modalités de calcul des prestations sociales liées au salaire ni les modalités de prise en charge par l’Etat de la part patronale ne sont claires faute de décret d’application.
Plus d’un mois après l’annonce présidentielle relative à la hausse du salaire minimum d’embauche, et plus d’un mois après le Conseil des ministres censé avoir adopté le décret d’application qui y est relatif, le texte n’est toujours pas officiellement publié. Le ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales avait évoqué des procédures pour expliquer le retard de la publication et avait espéré que celle-ci se fasse avant la fin du mois de Mai. Le secteur privé, lui, se trouve bloqué ne connaissant pas les détails de la hausse, autre que celle des salariés payés au salaire minimum d’embauche.















