Et si la future nouvelle ville malgache était fondée en collaboration avec les Égyptiens ? Des réflexions et des échanges sont en cours entre Madagascar et l’Égypte autour de la création d’un nouveau pôle urbain. Le projet en est encore à ses premières étapes et le site d’implantation n’a pas encore été arrêté, mais le ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers indique que les promoteurs égyptiens seraient prêts à investir dans le projet.
Le sujet a été au centre de la rencontre qui a eu lieu entre le ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers, le général Lylyson René de Rolland, et l’ambassadrice de la République arabe d’Égypte à Madagascar, Rabab Said Abdou Abdelhadin, lundi à Anosy. La diplomate égyptienne aurait manifesté les dispositions de son pays à accompagner Madagascar dans la concrétisation de cette initiative.
Le projet prévoit notamment de contribuer au désengorgement des zones urbaines, à la réduction des embouteillages et à l’amélioration des conditions de vie des populations concernées. L’idée s’inscrit dans le prolongement du déplacement en Égypte, fin juillet, du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina. Au cours de ce séjour, le chef de l’État a visité la “Nouvelle Capitale Administrative” (NCA) de l’Egypte, développée par l’Administrative Capital for Urban Development (ACUD), à une quarantaine de kilomètres du Caire.
Le chef de l’Etat a semblé particulièrement séduit par le nouveau pôle urbain égyptien. Il s’est notamment renseigné sur la manière dont le projet a été conçu et conduit, ainsi que sur le travail réalisé par les ingénieurs et les entreprises égyptiennes. La délégation malgache a pu s’enquérir du modèle de développement de cette nouvelle ville, qui accueille notamment des infrastructures administratives et de grands équipements.
À ce stade, aucune localisation précise n’est toutefois annoncée pour la future ville malgache. Parmi les pistes évoquées figure la possibilité d’y transférer certains bureaux administratifs de l’État, ce qui pourrait contribuer à décongestionner certaines zones urbaines. Le ministère se dit disposé à accompagner les investisseurs et opérateurs porteurs de projets susceptibles de contribuer au développement du pays. Il insiste toutefois sur la nécessité de respecter la législation en vigueur et accorde une attention particulière à la sécurisation du foncier dans la mise en œuvre de ces projets.















