Vers une entente d’Etat à État pour ravitailler Madagascar en carburants. Madagascar et Oman évoquent la mise en place éventuelle d’un approvisionnement direct en carburant lors d’une rencontre entre le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, et une délégation omanaise conduite par Abdulsalam bin Al Murshidi, président de l’Oman Investment Authority (OIA), mardi au Palais d’État d’Iavoloha. Selon un communiqué de la présidence, le chef de l’État s’est dit “prêt à engager une coopération commerciale avec le sultanat dans le secteur de l’approvisionnement pétrolier” afin d’assurer un ravitaillement direct de Madagascar en carburant immédiatement utilisable.
La délégation comprenait également le directeur général de l’Oman Investment Bank et plusieurs responsables de l’OIA. D’après la Présidence, les discussions ont aussi porté sur des opportunités de coopération dans les énergies renouvelables, notamment le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité, ainsi que dans les secteurs de l’eau, des mines, du tourisme et de l’agriculture.
La partie omanaise a également présenté son expertise dans le développement des infrastructures énergétiques et hydrauliques ainsi que dans le financement de projets miniers. La présidence indique que les échanges ont aussi porté sur la sécurité alimentaire, le développement agricole et le renforcement des chaînes d’approvisionnement.
Cette rencontre intervient alors que les autorités malgaches multiplient les démarches pour diversifier les sources d’approvisionnement en hydrocarbures de Madagascar. En juin, le président de la Refondation s’était rendu au Nigeria afin d’examiner des possibilités de coopération dans ce domaine. Le gouvernement poursuit également des discussions avec la Russie autour d’un projet de stockage d’hydrocarbures à Madagascar.
Oman est déjà un acteur important de l’approvisionnement pétrolier du pays. Le sultanat fournit une partie des produits pétroliers importés par Madagascar à travers la société OQ Trading, dans le cadre de contrats conclus avec le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM). La dernière signature prévoit un contrat courant jusqu’à la fin du mois de novembre 2026.
Cette rencontre intervient également dans un contexte d’évolution du cadre juridique du secteur pétrolier aval. La nouvelle législation prévoit notamment que les importations de carburants soient réalisées par une entité habilitée par l’État et ouvre la possibilité de conclure des accords d’État à État pour l’approvisionnement en hydrocarbures.















