Quels sont les pays qui accueillent le plus de travailleurs provenant de Madagascar ? Dans quels secteurs les travailleurs migrants malgaches sont-ils les plus actifs ? Combien sont-ils à partir chaque année ? Ces informations devraient bientôt être plus facilement disponibles grâce à une base de données unique sur la migration de travail que le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique et l’Institut national de la statistique (Instat) prévoient de mettre en place. Les deux institutions ont signé une convention de partenariat en ce sens vendredi.
La future plateforme centralisera les données sur les flux de travailleurs migrants, les principaux pays de destination ainsi que les secteurs d’activité les plus concernés. Ces indicateurs doivent permettre d’anticiper les besoins en compétences, d’adapter les formations et de mieux encadrer la mobilité professionnelle.
Au-delà du suivi des mouvements de travailleurs, cet outil doit également renforcer la production des statistiques officielles sur la migration de travail. Les deux institutions entendent disposer de données régulièrement actualisées afin d’appuyer l’élaboration des politiques publiques, d’orienter les programmes liés à la mobilité professionnelle et de répondre aux engagements internationaux de Madagascar.
“Cette base de données constitue un outil stratégique pour l’État”, souligne le directeur général du Travail, Rojomampionona Ravelomahatratra. Jusqu’à présent, les informations sur les travailleurs malgaches exerçant à l’étranger étaient dispersées et souvent limitées à certains secteurs, rendant difficile une vision d’ensemble de la migration de travail.
Selon le partenariat conclu entre les deux institutions, le ministère du Travail sera chargé de la collecte des données, tandis que l’Instat assurera leur traitement, leur analyse et la production des indicateurs statistiques. “Le ministère collecte les données, tandis que l’Instat les traite, les analyse et produit les indicateurs statistiques”, explique le directeur général de l’Instat, Eric Jean Michel Rakotomanana.
