Une nouvelle victime de la Mpox à Madagascar. Un nourrisson de sexe masculin, âgé d’un mois, est décédé le 28 juillet au Centre de traitement et d’isolement (CTI) de Toamasina, dans la région Atsinanana. Les nouveaux-nés et enfants de moins de 5 ans sont très sensibles aux formes graves de cette maladie, selon les spécialistes. Des précautions doivent ainsi être prises pour les protéger, à commencer par le respect des gestes barrières.
Selon les informations émanant d’un responsable auprès du ministère de la Santé publique, le bébé aurait été contaminé par sa mère, qui présentait déjà des signes évocateurs de la Mpox. La mère aurait même eu recours à l’automédication. Les premières éruptions cutanées sont apparues chez le nourrisson à son 14ᵉ jour de vie, mais la maladie n’a été diagnostiquée que tardivement. Avant son admission au CTI, l’enfant aurait été transporté dans plusieurs endroits alors que son état de santé était déjà très dégradé. Une investigation est toujours en cours afin de déterminer si la mère fait partie des personnes vulnérables.
Ce nourrisson à Toamasina est le troisième nouveau-né à succomber de la Mpox depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre. Un bébé âgé de seulement 11 jours dans la région Boeny et un autre de 22 jours à Antananarivo en faisaient également partie, sans oublier la fillette de 3 ans originaire de Toamasina, le premier décès enregistré. Selon notre source, les nouveau-nés et enfants de bas âge demeurent particulièrement exposés aux formes graves de la maladie. Chez ces patients, la prise en charge est souvent plus complexe en raison de leur jeune âge.
“Les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes ainsi que les personnes atteintes de maladies chroniques font partie des groupes les plus vulnérables. Lorsqu’ils sont infectés, le risque de complications est plus élevé et peut conduire au décès”, alerte l’incident manager du centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national, le Pr Mamy Randria. Il recommande à ces personnes de consulter immédiatement un établissement de santé dès l’apparition de signes suspects.
Le spécialiste insiste également sur les précautions à adopter pour protéger les nouveau-nés. Selon ses dires, il est conseillé de limiter le nombre de personnes qui manipulent les nourrissons et de restreindre les visites après la naissance. “Les personnes qui s’occupent d’un bébé doivent se laver soigneusement les mains. Toute personne malade ou présentant des symptômes évocateurs d’une quelconque infection ne doit en aucun cas le toucher”, conclut-il.















