Antananarivo, 16 Octobre, 6h00 – Le Conseil des ministres donne une semaine à chaque membre du gouvernement pour élaborer des projets d’activité budgétisés à mener afin de lutter contre la malnutrition dans le Sud. Selon le communiqué du Conseil des ministres de ce jeudi, ces projets seront financés par la prime d’assurance que Madagascar a reçue de la mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC – African risk capacity) et dont le montant s’élève à 8,2 milliards d’ariary, soit 2,13 millions de dollars.
« Les projets et les prévisions de dépenses seront soumis au Conseil des ministres de la semaine prochaine », indique le communiqué du Conseil des ministres de ce jeudi. Les décisions sur l’utilisation des fonds seront prises au cours de cette prochaine réunion du gouvernement dirigé par le président de la République. L’objectif est « que les ministres présentent des projets concrets, durables et à impact immédiat auprès de ceux qui sont victimes de malnutrition », précise le communiqué.
Lors du Conseil des ministres décentralisé de ce jeudi à Antsohihy, le Premier ministre a fait connaître la disponibilité d’un « fonds versé par l’African risk capacity à titre de prime d’assurance sécheresse pour ce qui se passe dans le Sud aujourd’hui ». « Nous avons versé des cotisations tous les ans » pour pouvoir en bénéficier, rappelle le communiqué du Conseil des ministres.
Le fonds, d’un montant total de 8,2 milliards d’ariary, « est entièrement consacré à l’éradication de la malnutrition dans le Sud », souligne encore le communiqué. Seront donc financés sur ce fonds, « l’approvisionnement en eau potable des populations, la distribution d’aliments sains, les aides et la protection sociale des plus vulnérables, la prise en charge de ceux qui sont victimes de la malnutrition ».
Selon un communiqué publié le 3 Juillet par la Société d’assurance Africa risk capacity, « le gouvernement de Madagascar a reçu, le 2 Juillet à Antananarivo, un chèque symbolique de 2,13millions de dollars américains (…) pour couvrir la perte des moyens de subsistance de sa population causée par les catastrophes climatiques ».
Finançant la totalité de la prime d’assurance pour l’année 2019-2020, le chèque a été versé après que des « populations frappées par les catastrophes climatiques, ont été rendues vulnérables par de mauvaises récoltes lors de la saison qui vient de s’achever ». Un document du Fonds d’intervention pour le développement précise que c’est « le nombre actuel de personnes affectées par la sécheresse qui a déclenché l’obtention l’obtention du fonds transféré par l’ARC ». Celui-ci, poursuit le document, « a notifié le pays le 8 Juin 2020 ».
Selon le document du FID, la coordination de l’utilisation des fonds est assurée par la Cellule de prévention et gestion des urgences (CPGU), organisme rattaché au bureau du Premier ministre. Le communiqué de l’ARC, de son côté, indique que la prime d’assurance devait, entre autres, servir à « effectuer un paiement des indemnités pour protéger la vie et les moyens de subsistance de 600 000 personnes vulnérables touchées par la sécheresse, afin de les empêcher de recourir à un mécanisme d’adaptation nuisible, comme la consommation de leurs semences, la vente de matériel agricole, les déplacements internes ou la migration forcée ».
Des « interventions précoces à mettre en œuvre avec ce fonds » avaient été prévues, tels que « le transfert monétaire et l’argent contre travail (ACT) pour 15 000 ménages vulnérables, l’appui nutritionnel pour les moins de 2000 enfants de moins de cinq ans, et l’approvisionnement en eau de 84 000 ménages ».
Photo : Présidence de la République















