INSECURITE – Le ministre de la Sécurité publique annonce la poursuite des enquêtes sur les affaires de kidnapping mais regrette que celles-ci soient bloquées par « l’amnésie » des victimes

Antananarivo, 7 Juillet, 21h22 – Bien que les signalements de cas de kidnapping dans la région d’Analamanga semblent s’être réduits, le contrôleur général de police, Rodellys Fanomezantsoa Randrianarison, ministre de la Sécurité publique indique que les enquêtes sont toujours en cours au niveau de la police nationale. « Les enquêtes se poursuivent », indique-t-il en marge d’une cérémonie de remise de médaille à Ampahibe ce jeudi. « Bien sûr, il y a eu des pistes et plusieurs personnes ont déjà été placées sous les barreaux », précise-t-il. Mais pour l’instant, celles-ci n’aboutissent pas.
Selon le membre du gouvernement, la police continue à recevoir des signalements relatifs à des cas d’enlèvement, mais après enquête, peu d’entre eux sont réellement des cas de kidnapping. « Nous avons seulement confirmé trois cas de kidnapping. Les autres cas sont des cas où des jeunes disent avoir été kidnappés, pourtant après enquête, ce n’est pas le cas » explique le ministre. A l’entendre, certains des jeunes prétextent des kidnappings pour faire autre chose.
Toujours selon le ministre, les enquêtes concernant les affaires de kidnapping qui se sont passées en Juin sont bloquées à cause de l’amnésie des victimes. « Pour les deux cas vérifiés au mois de Juin, c’est malheureux, mais les victimes ne se rappellent de rien et cela complique un peu les enquêtes », soulève Rodellys Fanomezantsoa Randrianarison.
Depuis la résurgence des cas de kidnapping au mois de juin les autorités ont renforcé les mesures de sécurité dans la capitale, notamment aux alentours des établissements scolaires. Plusieurs arrestations en lien avec des suspicions de kidnapping mais aussi des suspicions de trafic de drogue ont par ailleurs été effectuées par la gendarmerie nationale durant le mois de Juin.
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