MOBILITE URBAINE – « Les directives présidentielles sur les frais de transport urbain équivalent à un décret que tous doivent appliquer », selon le ministère des Transports, les transporteurs récalcitrants attendent une réunion interne avant de prendre des décisions
Antananarivo, 19 Juillet, 11h33 – Les transporteurs urbains semblent n’avoir d’autres choix que de respecter les frais de transport imposés par l’Etat. Pour le ministère des Transports et de la météorologie, la décision de l’Etat de fixer à 600 ariary le tarif des taxi-be en zone urbaine est une règle qui doit être respectée de tous.
« Quand le président de la République dit que les frais de transport sont de 600 ariary, c’est comme un décret et que tout le monde doit appliquer », insiste le directeur de cabinet du ministère, Andrianalison Ratsimba, dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère. « Il ne faut pas s’entêter » à refuser les consignes, poursuit-il.
Lundi, en conférence de presse, le directeur des transports et de la mobilité urbaine auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo a déjà indiqué que s’agissant d’une directive présidentielle, la mesure doit être exécutée. « Il n’y a plus de discussions à avoir », avait-il insisté.
Rappelant les déclarations du responsable auprès de la mairie, le directeur de cabinet du ministère en charge des Transports souligne que ceux qui persistent à ne pas appliquer les frais de transport convenus avec l’Etat seront sévèrement sanctionnés. « Et la sanction la plus sévère sera le retrait de la licence », ajoute-t-il, soulevant qu’il revient à la mairie d’y procéder.
Les sanctions ne seront toutefois pas immédiates. Comme déjà annoncé lundi, les autorités donnent aux transporteurs jusqu’à jeudi pour revenir sur leur décision d’augmenter leur tarif à 800 ariary. « Nous n’allons pas non plus gêner les gens qui passent leur baccalauréat », explique Andrianalison Ratsimba. Les sanctions, ajoute-t-il devraient tomber ce vendredi si les transporteurs insistent sur les frais de transport à 800 ariary.
Jusqu’à ce mardi matin, les dirigeants des coopératives regroupées au sein de l’Union Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA) indiquent ne pas avoir donné des consignes à leurs membres de faire baisser le tarif de transport à 600 ariary. « Nous allons encore nous réunir pour en discuter en interne », confie un dirigeant de coopérative joint au téléphone.
Les membres de ce groupement restent néanmoins sceptiques sur l’application des frais de transport fixés par l’Etat. Notre source confie que depuis la hausse des prix des carburants, les chauffeurs qui avaient appliqué le tarif de 600 ariary pouvaient à peine verser les recettes quotidiennes aux propriétaires ou n’en versaient tout simplement plus. Un autre responsable au sein du FMA avait indiqué attendre une rencontre avec le président de la République pour discuter de leur situation.
Photo : Ministère des Transports et de la météorologie