L’Espagne est championne du monde pour la deuxième fois de son histoire. La Roja a battu l’Albiceleste d’Argentine 1-0 après prolongation, dimanche près de New York, grâce à un but de Ferran Torres à la 106e minute. Ce succès permet aux Espagnols d’ajouter une deuxième Coupe du monde à leur palmarès, seize ans après leur premier sacre en 2010, et prive Lionel Messi d’un deuxième titre mondial consécutif.
Longtemps verrouillée, la finale s’est débloquée après l’expulsion d’Enzo Fernandez pour un deuxième carton jaune dans le temps additionnel de la seconde période (90e+4). En supériorité numérique, les Espagnols ont fini par faire la différence lorsque Ferran Torres a repris de volée une passe en retrait de la tête de Nico Williams pour tromper Emiliano Martinez.
Dominateurs dans le jeu, les hommes de Luis de la Fuente ont toutefois dû patienter face à une sélection argentine disciplinée défensivement. Les champions du monde sortants ont très peu inquiété la défense espagnole, ne se procurant que de rares occasions durant l’ensemble de la rencontre.
Collectif espagnol solide
Ce titre confirme la montée en puissance de la sélection espagnole depuis son sacre à l’Euro 2024. Portée par un collectif solide, un milieu de terrain emmené par Rodri et Fabian Ruiz ainsi qu’une défense qui n’a encaissé qu’un seul but durant tout le tournoi, l’Espagne a traversé la compétition sans véritablement être mise en difficulté, hormis un match nul inaugural face au Cap-Vert.
Lamine Yamal, diminué par une blessure à la cuisse gauche pendant une grande partie de la compétition, n’a pas eu l’influence attendue lors de son premier Mondial. En revanche, l’entrée de Nico Williams en cours de match s’est révélée décisive, l’ailier de l’Athletic Bilbao étant à l’origine de l’action qui a conduit au but victorieux.
Discret capitaine argentin
Pour l’Argentine, la défaite met fin à l’espoir de conserver son titre remporté en 2022 et de devenir la première nation à réussir un doublé mondial depuis le Brésil en 1962. Malgré un parcours marqué notamment par une victoire contre l’Angleterre en demi-finale, l’Albiceleste n’a pas trouvé les solutions face à l’organisation espagnole.
À 39 ans, Lionel Messi disputait vraisemblablement la dernière Coupe du monde de sa carrière. Resté discret en finale, le capitaine argentin termine le tournoi avec huit buts et porte son total à 21 réalisations en Coupe du monde. Le Soulier d’Or revient au Français Kylian Mbappé, auteur de dix buts, qui établit également un nouveau record avec 22 réalisations en phase finale de Coupe du monde.
Avec AFP
