Antananarivo, 18 Février, 19h15 – « Le gendarme a été obligé de tirer ». Pour les forces de l’ordre, l’un des leurs n’avait d’autre choix que de sortir son arme ce jeudi matin. Elles ont mis en exergue les circonstances dans lesquelles le gendarme qui a mortellement blessé un étudiant a eu ce geste au cours de la manifestation.
Il y a eu des actes de perturbation, de la violence, des jets de pierre. Il y a même eu une réelle intention de tuer [l’élément des forces de l’ordre], si l’on peut parler ainsi », indique un responsable de la gendarmerie à Toamasina face à la presse. Face à cette situation, « il a dû ouvrir le feu parce que c’était la dernière chose qu’il pouvait faire pour se protéger », poursuit le responsable qui parle de « légitime défense ».
La gendarmerie assure néanmoins ne pas protéger ses pairs qui ont commis des fautes. « S’il y a eu faute, il y aura sanction », indique le responsable. Bien que celui-ci insiste sur la légitime défense, il parle de l’ouverture d’une enquête contre le gendarme qui a tiré.