Un réseau spécialisé dans l’envoi de femmes malgaches en Chine pour des mariages avec des ressortissants chinois démantelé par la Police Nationale. L’affaire a été découverte le 6 août, après l’interception à l’aéroport international d’Ivato d’une femme qui devait se rendre en Chine, dans le cadre d’une suspicion de traite des personnes. Quatre personnes soupçonnées d’être liées à cette affaire ont été présentées au parquet lundi et placées en détention préventive.
Cette forme d’exploitation, à travers des mariages avec des ressortissants chinois, existe depuis plusieurs années. L’enquête, confiée aux policiers de la Brigade chargée des enquêtes spéciales de la lutte contre la fraude et la traite des personnes à Ivato, a permis de mettre à jour le mode opératoire du réseau. La jeune femme interceptée devait être mariée à un ressortissant chinois. Elle aurait été incitée à accepter de partir en échange de 10 millions d’ariary, une somme qui devait lui être remise une fois arrivée en Chine et le mariage célébré. Selon les premiers éléments de l’enquête, des pratiques trompeuses se cacheraient toutefois derrière ces propositions de mariage.
Les investigations ont également permis d’identifier un réseau chargé de recruter et d’organiser le départ de femmes malgaches vers la Chine. Quatre personnes, dont trois femmes et un homme, ont été arrêtées le 6 août, alors qu’elles étaient encore en train de préparer le départ d’autres femmes. Cinq faux cachets, plusieurs documents ainsi que dix passeports malgaches ont été retrouvés en leur possession. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs femmes auraient déjà été envoyées en Chine par ce réseau. Les gains du réseau sont estimés à environ 100 millions d’ariary par femme.
Certaines victimes auraient par ailleurs subi des violences et des mauvais traitements après avoir été recrutées et trompées dans le cadre de ces prétendus mariages avec des ressortissants chinois. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles autres victimes ainsi que les autres personnes impliquées dans ce réseau de traite des personnes.















