Une initiative pour contribuer à la lutte contre la vie chère. Les importations de plusieurs produits de première nécessité par les ports de Toliara, Mahajanga et Antsiranana bénéficieront d’un allègement des coûts portuaires pendant les deux prochaines années. La réduction de 20 % porte sur les coûts de manutention du riz, du sel, du sucre, de la farine, du lait et de l’huile alimentaire importés par voie maritime.
Cette initiative, entrée en vigueur depuis le 1er juillet, relève du Groupement professionnel des manutentionnaires portuaires (GPMP), après des échanges avec l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF). “Les opérateurs ont estimé qu’ils pouvaient apporter leur contribution à l’allègement du coût de la vie, en partageant la même vision que l’État et l’APMF en faveur de la relance économique et du soutien au pouvoir d’achat des ménages”, confie une source autorisée auprès de l’APMF. “Les produits de première nécessité ont été retenus par le GPMP en raison de leur impact direct sur le coût de la vie et de leur importance pour les ménages », poursuit encore notre source.
L’application de cette mesure est, pour l’instant, limitée aux ports de Toliara, Mahajanga et Antsiranana, où les membres du GPMP exercent leurs activités. L’APMF précise que les tarifs de manutention ne sont pas fixés par l’Agence. Chaque manutentionnaire détermine librement ses prix. La réduction de 20 % est donc appliquée sur les tarifs en vigueur dans chaque port, après validation de l’APMF, qui veille à ce que cette baisse ne crée ni distorsion de concurrence ni déséquilibre sur le marché.
Pour ce qui est du suivi de cette décision, l’APMF indique que plusieurs mécanismes de contrôle sont prévus. Les opérateurs sont ainsi tenus de transmettre régulièrement leurs données statistiques. Le Conseil consultatif des usagers et des opérateurs portuaires (CCUOP), présent dans chaque port concerné, constitue également un cadre de dialogue permettant de recueillir les réclamations ou les propositions des usagers.
“Par ailleurs, l’APMF effectue des contrôles réguliers, mais aussi des inspections inopinées, par l’intermédiaire de ses équipes portuaires et de ses directions régionales, afin de s’assurer de la bonne application des mesures adoptées”, poursuit toujours notre source.. L’Agence rappelle enfin que toute décision ayant un impact sur les tarifs ou sur l’organisation portuaire est examinée au sein du CCUOP avant d’être validée par l’APMF, qui prend la décision finale au terme du processus de concertation.















