Antananarivo, 18 Décembre, 13h47 – « Quand on a beaucoup trop d’enfants, leur éducation laisse à désirer, au point qu’ils deviennent un fardeau pour la famille et le pays ». Partant de ce postulat, le président de la République Andry Rajoelina entend élaborer une stratégie nationale de planification familiale. Il s’agit, entre autre, de « rendre gratuit l’accès aux moyens de contraception de façon à améliorer les conditions de vie des Malgaches », annonce-t-il dans son discours d’investiture samedi. Pour le président de la République, la mise en œuvre de cette stratégie nécessite la contribution de tout un chacun, car « chaque citoyen doit participer à l’amélioration de la vie familiale et de la vie communautaire de façon à ce que personne ne devienne un fardeau pour le pays ».
La déclaration présidentielle intervient un peu plus d’un mois après la publication d’une note du ministère de l’Education nationale qui « interdit formellement de mener des démonstrations véhiculant l’utilisation des matériels et/ou méthodes contraceptives, y compris les préservatifs dans l’enceinte des établissements scolaires, du préscolaire en terminale ». Dans cette note, le ministère rappelle que le principe qui guide les activités relatives à l’éducation sexuelle à mettre en œuvre dans les écoles est celui de l’abstinence. Selon cette note, « l’attribution du MEN n’est pas seulement d’éradiquer les grossesses à l’école et de lutter contre la propagation des IST/VIH-Sida en termes d’éducation sexuelle mais surtout d’éduquer un individu pour devenir un citoyen responsable de son avenir meilleur et celui des autres ».
Selon le plan stratégique intégré de planification familiale et de sécurisation des produits de la santé de la reproduction (PSI PF/SPSR) 2021-2025 et le plan d’action national budgétisé en planning familial (PANB-PF) 2021-2025 qui en découle, « Madagascar vise, d’ici à 2030, à augmenter la prévalence contraceptive moderne à 60% et à réduire les besoins non satisfaits en planification familiale à 8% ». Ces documents traduisent l’engagement de Madagascar « en faveur du partenariat mondial Family Planning 2030 pour améliorer l’accès de toute la population malgache à la planification familiale », précise le PANB-PF 2021-2025.
Le renforcement des offres de service de qualité en santé de la reproduction et en planification familiale, intégrées, inclusives et basées sur les droits humains, fait partie des axes stratégiques envisagés dans ces documents. Cela inclut, entre autres « la multiplication et la redynamisation des coins jeunes au niveau des écoles avec un appui avéré du ministère de l’Education nationale (MEN), des écoles et des parents ». Ces coins jeunes qui sont censés être mis en place dans les collèges et les lycées publics devraient être dotés d’équipements et de supports de sensibilisation et disposer d’un personnel spécifique, précisent encore les plans stratégiques.
Photo d’archives.















