Antananarivo, 9 Octobre, 6h10 – « Deux choses différentes ». Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques, précise que « la question liée au plateau continental n’a rien à voir avec celle des îles éparses ». Selon un communiqué publié par son ministère, la demande d’extension du territoire maritime concerne le plateau continental se trouvant au Sud de Madagascar. « Ce domaine maritime regorge de ressources naturelles et de ressources minières comme le gaz et le pétrole et l’extension des frontières maritimes sera bénéfique pour Madagascar », indique le ministre, cité par le communiqué.
Fidiniavo Ravokatra rappelle que cette demande d’extension du territoire maritime avait été engagée depuis 2011, « sous la période de transition », mais « les autorités qui se sont ensuite succédé ne s’en sont plus préoccupées ». Le dossier est donc repris par les autorités actuelles, et à en croire le ministre, la Commission pour les limites du plateau continental demande des documents supplémentaires pour pouvoir examiner le dossier. Il s’agit, précise-t-il sur la chaîne de télévision nationale (TVM), « des rapports d’études des levées sismiques marins de façon à permettre de déterminer la longueur, la largeur et la profondeur de ce plateau continental ».
Selon le communiqué du ministère des Mines et des ressources stratégiques, « la superficie du plateau continental demandée par Madagascar est de 860 000 km² ». Il s’agit de la partie qui prolonge le territoire terrestre sous la surface maritime. Selon la convention des Nations unies sur le droit de la mer, les pays côtiers peuvent demander l’extension de ce plateau continental, et disposer des droits sur l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol des fonds marins correspondants.
Dans son communiqué du 7 Octobre, le Conseil des ministres annonce « la réalisation des travaux de relevés sismiques marins pour déterminer les frontières maritimes de Madagascar dans l’océan Indien ». Il indique que « la Commission pour les limites du plateau continental demande que la délimitation de ces frontières maritimes devaient être déposées avant la fin de l’année pour permettre l’examen du dossier de Madagascar et des petites îles qui l’entourent (ndlr : îles éparses) qui font partie du territoire de Madagascar ».
Photo : Ministère des Mines et des ressources stratégiques















