Antananarivo, 6 Janvier, 20h47 – La thèse d’un incendie criminel sur le transformateur numéro un de la centrale d’Andekaleka n’est pas écartée. Bien que la Jirama privilégie la piste d’un incendie accidentel dû à la vétusté de l’équipement, Herilaza Imbiki, ministre de la Justice, confirme bien l’ouverture d’une enquête pour « incendie criminel » suite au sinistre.
« Le ministère de la Justice a la responsabilité de veiller à l’ordre public », déclare le ministre lors d’une conférence de presse à Faravohitra. « La perturbation de l’approvisionnement en électricité ou en eau peut provoquer des troubles », poursuit-il. A l’entendre, ce sont les autorités qui ont « donné des instructions sur l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur ce qui s’est passé ».
Selon les précisions données par le Garde des sceaux, l’enquête est diligentée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Toamasina et est menée par la gendarmerie nationale. « Nous avons déjà envoyé des responsables de la police technique et scientifique sur place pour voir avec la Jirama et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures ce qui s’est réellement passé à Andekaleka », poursuit Herilaza Imbiki. Il ajouté que quatre personnes, dont les gardiens du site, ont déjà été interrogées à titre de témoin, mais qu' »à ce stade, il n’y a aucun suspect ».
Pour sa part, la Jirama a déjà déclaré par l’intermédiaire de son directeur général par intérim, que l’incendie du transformateur a été provoqué par sa vétusté. Selon Rivo Radanielina, « les isolants entourant la bobine du transformateur ont été détérioré par le temps ce qui a provoqué un court-circuit et provoqué l’incendie ». Ce dernier aurait aussi été facilité par la présence du réservoir d’huile à l’intérieur du transformateur.















