L’Ebola continue de circuler de façon active en République démocratique du Congo (RDC). Ce pays d’Afrique centrale a enregistré plus de 1 000 nouveaux cas confirmés d’Ebola en dix jours. Le bilan publié dimanche par les autorités congolaises fait état de 3 075 cas, dont 1 354 décès, depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai 2026. Le pays avait franchi le seuil des 2 000 cas le 15 juillet.
Cette 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Les autorités congolaises indiquent que l’amélioration de la détection et de la confirmation des cas permet désormais un suivi plus précis de l’évolution de l’épidémie.
Le principal foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, où sont concentrés près de 90 % des cas, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette région frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda est également marquée par des décennies de conflits armés. Des mouvements de grève du personnel engagé dans la riposte ont par ailleurs été signalés ces derniers jours dans plusieurs hôpitaux, les agents réclamant le paiement de leurs salaires.
Vaccin expérimental
Face à cette situation, plusieurs équipes de recherche accélèrent le développement de vaccins et de traitements contre le virus Bundibugyo. L’Université d’Oxford a annoncé qu’un premier volontaire avait reçu vendredi un vaccin expérimental ciblant spécifiquement cette souche. D’autres candidats vaccins sont en cours de développement en vue d’essais cliniques, tandis que deux traitements potentiels sont également en préparation.
Le virus Ebola se transmet par contact avec les fluides corporels de personnes infectées et provoque une fièvre hémorragique. En Afrique, il a causé plus de 15 000 décès au cours des cinquante dernières années. En RDC, l’épidémie la plus meurtrière avait fait près de 2 300 morts sur environ 3 500 cas entre 2018 et 2020.
Avec AFP















